STOP aux violences contre les femmes au travail !

La violence est la principale cause de décès et d’incapacité des femmes âgées de 15 à 44 ans. Cette violence s’exerce notamment au travail. Menaces, harcèlement, violences physiques et sexuelles : selon les pays, on estime que 30 à 50 % des femmes subissent des avances sexuelles, des contacts physiques non désirés ou d’autres formes de harcèlement sexuel au travail. Ce problème mondial exige une réponse mondiale : l’adoption d’une convention internationale contre les violences sexistes et sexuelles.

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Le contexte

La violence sexiste reflète des relations de pouvoir inégales entre femmes et hommes et contribue à perpétuer ces inégalités. La violence sexiste au travail, qu’elle soit commise sur le propre lieu de travail ou sur le trajet depuis ou vers le travail, peut prendre des formes multiples, notamment :
des violences physiques telles que les coups et blessures volontaires ;
les tentatives de meurtre et les meurtres ;
des violences sexuelles, notamment le viol et les agressions sexuelles ;
des insultes ;
des actes d’intimidation ;
la maltraitance psychologique ;
le harcèlement sexuel ;
des menaces de violence ;
l’exploitation économique et financière.

Les auteurs de violences dans la sphère du travail peuvent être des collègues, des supérieurs hiérarchiques, des clients. Les violences perpétrées en dehors du lieu de travail ont aussi une influence sur le travail puisqu’elles causent des absences ou perturbent l’activité professionnelle.
Toutes les femmes peuvent être victimes de violences au travail mais certains groupes sont particulièrement vulnérables comme les travailleuses migrantes, les homosexuelles, les femmes issues des peuples autochtones, les travailleuses souffrant de maladie ou d’un handicap, les personnes prises au piège du travail forcé.

Pourquoi il faut une convention internationale

Lutter contre les violences faites aux femmes au travail est extrêmement difficile pour une raison très simple : celles-ci sont bien souvent tolérées et socialement acceptées. De plus, certaines formes de violences comme les violences sexuelles sont si taboues que tout le monde – y compris les victimes – garde le silence.
Il est urgent d’élaborer une convention internationale sur la violence sexiste au travail pour que le sujet sorte enfin de l’ombre. Cela permettra à celles et ceux qui luttent contre ces violences de se faire entendre et poussera gouvernements et employeurs de tous les pays à prendre des mesures.

Le prochain Conseil d’administration de l’OIT peut prendre la décision si…

Nous avons actuellement une occasion unique pour agir : du 30 octobre au 13 novembre 2014, le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT) se réunit et pourrait décider de mettre ces violences à l’ordre du jour des travaux de l’organisation.
La décision dépend donc des gouvernements, des syndicats et des représentants des employeurs qui siègent à l’OIT. Or, si les syndicats français soutiennent ce projet, ce n’est pour l’instant pas le cas du gouvernement français ni des employeurs. La mobilisation citoyenne est indispensable pour les contraindre à réagir : signez notre pétition adressée à François Rebsamen, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social, à Garance Pineau du MEDEF, représentante des employeurs à l’OIT et à Pierre Gattaz, Président du MEDEF.

Association Communes Solidaires soutenue par les villes de Cognin, Le Bourget du Lac, Bourdeau, St Sulpice, la Chapelle du Mont du Chat, Vimines, St Cassin, Jacob Bellecombette, Montagnole et la Motte Servolex - Association de solidarité internationale en Savoie - Peuples Solidaires en Savoie